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Association du site de Gergovie 63670 La Roche Blanche Tel 04 73 79 44 45 Email : asgergovie@hotmail.com

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Oursins d'aragonite

Le plateau de Gergovie est une table basaltique en inversion du relief. La coulée de basalte du sommet repose sur des édifices volcaniques complexes d’âge miocène (entre – 20 et – 10 millions d’années) associant des sédiments lacustres et des roches volcaniques curieuses, les pépérites.
La mise en place des
pépérites, constituées de grains de basalte liés par un ciment marno-calcaire, résulte d’un volcanisme fortement explosif dû à la rencontre d’un magma basaltique et d’une nappe d’eau (phréatomagmatisme). La lave dispersée en granules et les sédiments encaissants pulvérisés sont brassés, mélangés, et s’accumulent dans un diatrème, profonde cheminée cylindrique recoupant à l’emporte pièce le socle sédimentaire oligocène. Plus tard, après la phase explosive, le cratère ou maar transformé en lac se comble de sédiments argileux et calcaires.

En 1899, l’abbé Boulay découvrit, au-dessus du village de Gergovie, de délicates empreintes végétales entre les feuillets des marnes lacustres du maar. Plus de soixante espèces fossiles furent recensées. La plus fréquente est une petite plante aquatique, la Châtaigne d’eau (Trapa pomeli) qui poussait en bordure du lac. En sa compagnie des palmiers, des camphriers, des lauriers, des mimosas, des jujubiers, témoins du climat chaud et sec de l’Auvergne d’alors !
La base du plateau est formée de puissantes couches calcaires, très visibles sur la colline de La Roche-Blanche creusée d’habitations troglodytiques, les grottes.