Le plateau de Gergovie est une table basaltique en inversion du relief. La coulée
de basalte du sommet repose sur des édifices volcaniques complexes d’âge miocène
(entre – 20 et – 10 millions d’années) associant des sédiments lacustres et des roches
volcaniques curieuses, les pépérites. La mise en place des pépérites, constituées
de grains de basalte liés par un ciment marno-calcaire, résulte d’un volcanisme fortement
explosif dû à la rencontre d’un magma basaltique et d’une nappe d’eau (phréatomagmatisme).
La lave dispersée en granules et les sédiments encaissants pulvérisés sont brassés,
mélangés, et s’accumulent dans un diatrème, profonde cheminée cylindrique recoupant
à l’emporte pièce le socle sédimentaire oligocène. Plus tard, après la phase explosive,
le cratère ou maar transformé en lacse comblede sédiments argileux et calcaires.
En 1899, l’abbé Boulay découvrit, au-dessus du village de Gergovie, de délicates
empreintes végétales entre les feuillets des marnes lacustres du maar. Plus de soixante
espèces fossiles furent recensées. La plus fréquente est une petite plante aquatique,
la Châtaigne d’eau (Trapa pomeli) qui poussait en bordure du lac. En sa compagnie
des palmiers, des camphriers, des lauriers, des mimosas, des jujubiers, témoins du
climat chaud et sec de l’Auvergne d’alors ! La base du plateau est formée de puissantes
couches calcaires, très visibles sur la colline de La Roche-Blanche creusée d’habitations
troglodytiques,les grottes.