LA PARTIE CENTRALE DE L'OPPIDUM

     Un sondage de Claude Aucler en 1861 avait rencontré un angle de mur maçonné dans la parcelle 882 (point E du plan). Un sondage ouvert en 1944 par J.J. Hatt dans la parcelle 883, a mis au jour une fosse rectangulaire, comblée avec des fragments d'amphores, accompagnés d'une lampe, de céramique à la molette...

 

Le même secteur a été l'objet de travaux plus suivis en 1945 et 1946 par Michel Labrousse. Les nombreux sondages effectués ont montré que l'état de conservation des vestiges archéologiques était très variable, en raison de leur faible enfouissement.

 

(CAG 63/2 - M. Provot, C. Mennessier-Jouannet - 1994)

Chemin de La Croix

Bâtiment à mosaïque

Bâtiments et citernes

citerne

Aires dallées

Image Google earth

Fossés

Plan de Michel Labrousse - 1946 - Cliquez

Bâtiment à mosaïque

Angle du bâtiment à mosaïque - Photo M. Labrousse

A cheval sur les parcelles 849 et 850, M. Labrousse a découvert un bâtiment à mosaïque. Ses dimensions sont de 10,75 m X 9,40 m, l'édifice était donc assez vaste. Les murs, dont l'épaisseur varie de 45 à 6O cm, sont batis avec soin (présence d'un parement interne et externe). Détail caractéristique, ils sont maçonnés et un mortier très riche en chaux a été largement employé par endroits, notamment à l'angle sud-est.

Le sol est revêtu d'une mosaïque assez grossière en opus incertum dont la technique rudimentaire est analogue à celle de la mosaïque du temple n°1 du sanctuaire. 

 

Labrousse privilégie l'idée d'une habitation plutôt que d'un bâtiment cultuel.

 

Plusieurs dépotoirs avaient été creusés à proximité immédiate du mur sud. Trois ont été reconnus et entièrement vidés. L'une de ces fosses a livré dix-neuf monnaies, toutes d'origine gauloise, des fibules et divers objets en bronze : chaînette avec pendentif, clochette, etc.

Une autre dépendance de l'édifice à mosaïque est un caniveau qui part en direction du nord-ouest. Toutefois sa construction parait antérieure à celle de l'édifice.

Constructions, dallages et citernes

A la limite des parcelles 883 et 849, les fouilles ont permis de dégager entièrement, sur 250 m2 environ, un complexe de constructions et d'installations qui ne semblent pas avoir servi d'habitations (entrepots?), mais qui révèlent cependant une occupation importante de cette partie du plateau au début de l'époque gallo-romaine.

 

L'ensemble parait comporter deux groupes de bâtiments que sépare une esplanade dallée qui se prolonge vers l'est en équerre. Deux citernes accompagnent les constructions au sud, tandis que des caniveaux et des fossés assuraient le drainage du dallage et de ses abords.

 

Dans cet ensemble les bâtiments sont assez mal conservés. Les sols étaient constitués d'un mélange de terre battue et de fragments d'amphores.

Bâtiments et dallages - Labrousse 1945

A côté des bâtiments un sondage a amené la découverte d'une grande citerne de 5,70 m de longueur et respectivement 2,30 m et 2 m de largeur pour une profondeur de 2,90 m. Ses murs bâtis en pierre sèche et épais de 30 à 40 cm, sont faits de blocs de taille soigneusement appareillés. Au fond un puisard rectangulaire de 1 m X 0,70 m, plus profond d'1,50 m que la citerne elle-même, descend à 4,40 m au dessous du sol.

 

Labrousse considère que ce "réservoir" plus profond, était déstiné à rassembler les eaux pendant les périodes de sécheresse.

 

Lors de sa découverte, la citerne était entièrement comblée par un amoncellement désordonné de blocs de basalte analogues à ceux employés dans les bâtiments voisins pour les fondations des murs. Cette citerne est la plus grande qui ait été jusqu'ici retrouvée sur le plateau de Gergovie, avec une contenance atteignant 33 m3. Labrousse précise qu'il s'agit bien d'une véritable citerne et non d'un puits alimenté par une nappe souterraine, car le réservoir lui-même, une fois vidé, est demeuré sec jusqu'à la pluie. Une seconde citerne était construite à quelques mètres de celle-ci. Elle avait une contenance de 11 m3.

Grande citerne avec son puisard - Labrousse 1945

Caniveaux

Deux caniveaux ont été reconnus de part et d'autre du dallage qui sépare ces bâtiments. L'un a été suivi sur plus de 11 m et l'autre sur plus de 17 m. La technique de construction est la même pour les deux caniveaux : des dalles latérales verticales et des dalles horizontales de couverture, souvent calées avec des morceaux d'amphores. Le fond de ces caniveaux était fait d'argile.

 

Un autre caniveau plus petit a également était découvert. Il n'a cette fois qu'une longueur de 2,80 m et son fond est dallé, le conduit, lui, ne semble pas avoir était couvert.

Fossés

Caniveau avec couverture le long du dallage.

Dans la partie sud-est de la parcelle 883, et assez proche du complexe de bâtiments, est apparu au cours des fouilles de 1945 un systéme de fossés, long de 12,50 m, constitué de trois éléments : un fossé coudé, une cuvette et un long fossé orienté ouest-sud-ouest de 7,70 m.

 

Un abondant mobilier a été collecté dans ces fossés dont 37 monnaies. Toutes à l'exception d'un denier romain de P. Sulla, sont d'origine gauloise. la céramique indigéne est bien représentée avec tous les types communs à Gergovie.

 

Dallages et citerne

Dans la parcelle 882, que Caude Aucler avait sommairement explorée en 1864, neuf sondages ont été effectués pendant les campagnes de 1945 et 1946.

 

Six d'entre eux sont demeurés improductifs, deux ont révélé des dallages et le dernier une nouvelle citerne de 7 m3.

 

Dans les déblais de cette citerne des monnaies gauloises et romaines, des lamelles de plomb avec des inscriptions, des ampoules à parfums et beaucoup d'autres objets dont un peson de balance qui représente une tête d'Amour et qui reste la plus belle pièce de bronze sculpté qui ait été jusqu'ici découvert à Gergovie.

Peson de balance - Tête d'Amour

En jaune sur le plan les sondages improductifs